Quand la toile s’effiloche...

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Tel le fait l’araignée,  notre belle SNCF

Tissa ses voies ferrées, partout de fief en fief

Les villes ainsi reliées se sont senties très fières,

D’avoir  chez elle une gare et son chemin de fer.

Les progrès du social dont  les congés payés,

Permirent au populo de mieux se déplacer.

Dès que le chef de gare empoignait son sifflet,

Entre portières et quai les mouchoirs s’agitaient.

Personne à cette époque n’aurait eu comme idée,

Qu’un train ne fasse un flop, faute de passagers.

Puis les années passèrent, le rapide TGV,

Composa en ligne droite, ses axes préférés.

Au départ de Paris, une étoile excentrée

Toisa avec mépris les lignes sur ses côtés.

Reniées par des énarques avides de profit,

Ces  lignes secondaires  furent jetées aux orties.

Toutes les régions de France ont ainsi un réseau,

De lignes qui n’ont plus que les os sur la peau.

Les os se sont ces rails entièrement rouillés,

Ces ballasts qui s’enfoncent  dépourvus de graviers.

Le tout est recouvert de chardons, de genets,

Plus aucun cheminot ne veille sur ces déchets.

Une pensée pour les vaches, paisibles ruminants,

Privées de leur spectacle, elles meuglent tristement.

Retour à l’autocar prône t’on à tout va,

C’est bien plus confortable, plus à l’heure avec ça.

L’Europe a mis en branle toute  une flottille de cars,

Propre à nous faire subir un nouveau Trafalgar.

Quid de la pollution, quid des embouteillages,

Notre grande Nation, retourne au moyen âge.

La seule toile qui prospère, c’est bien celle du Net,

La toile et son guide Chaix finissent dans les toilettes.

J.P.P.

(Je Pose Problème)